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 Poem

        Poem & Music

1. Le Cri

Le visible et l’invisible
Partagent le même espace- temps.
Mais,
Tu préfères tout de même que je te le dise person-
nellement.
Moi ! Toujours là ?

2. La Chai

La vie est dangereuse car nous avons deux yeux
Deux yeux avec lesquels nous contemplons le monde
sans nous voir

C’est là aussi où réside la magie de l’image
Car le visible est moins riche que l’invisible

En fait
Je voulais dire……
Nous faisons l’amour de moins en moins souvent

Mon cœur triste
Tes larmes, de jour en jour plus légères plus froides
Moi……… ! Je me meurs dans ton sourire

3. Désir de tuer

Le temps n’existe que dans la mémoire et la poursuite du désir ;
De cela, tu es contente !

Quand je suis sans argent, je partage avec mon chat ses boites de
ronron ;
Ça, j’aime !
Mais toi, tu n’acceptes pas

Tu n’acceptes que de lever les jambes en l’air

Faire un petit tour tout en continuant à refuser de parler ton cœur
Vomissements incessants…..
Jusqu’à pêcher dans la cuvette mon chat, ma menue mon-
naie et la haine que je te porte
Le jour se lève
Et ne sais toujours pas comment te trucider

4. Carte du plaisir extrême

Devant les ébats amoureux des hommes, tu dis toujours C’est trop tard !
C’est comme un au-revoir !

Ah ! L’Arche de Noé ne peut contenir que nous deux, n’est-ce pas ?
Mais eux, alors !
Et bien, construisons-en une autre !
Je sais, tu doutes toujours et de plus, ne cesses de te plaindre
Alors au lieu de parler sans rien dire
Choisis ton heure et viens découvrir les replis de mon cerveau
Y sont gravés le remède au temps et la vérité sur l’amour
Cela, je ne devrais pas te le dire !

Bon,
Jouis de pouvoir encore avoir le temps de regretter
Et de dire adieu à la vie éternelle !

La carte du plaisir extrême ! Je ne sais pas…… ?

5. Disparaître pour mieux t’humilier

Lève la tête, allez, lève !
Et maintenant ?

Je ne suis pas né pour te donner la chance de me voir
Quand la nuit était encore nuit Je suis apparu !
Alors, dis-moi
Pourquoi es-tu toujours tête baissée ?
Ne t’ai-je pas suffisamment humiliée ?

Disparaître pour se voir de nouveau
Si tu n’oses pas très égoïstement confronter mon regard
Alors, repars, je t’en prie

 

6. Le rappel des âmes

Quel bluff !
Ceux qui ont perdu leur visage, comment peuvent-ils se tracasser de leur identité,
leur domicile ?
Ta nature cruelle et violente
Etalée sur les rues toutes ces années
Et tu regrettes encore l’absence de tes parents
Les limites du Monde embrassent ton ingéniosité ….. foulée aux pieds

Zut, zut et encore zut !
Ma puissance a atteint ses limites
Regarde cette épée
Elle s’est transformée en un rayon de fumée noire pour le rappel des âmes
Regarde-moi

Ton petit panier-repas tes draps pas lavés
Maintenant tous au Mont de Piété comme de petites lucioles

C’est ainsi que je bois le sang des vierges

7. Pluie sur le mont Yang-Ming

On dit que le cœur des hommes est pernicieux
Tu manges regardes la télé ris béatement !

La petite dit au docteur
Ma mère craint la douleur mais n’a pas peur de mourir
C’est ainsi
Tes bras durs, secs et perfusés racontent l’histoire de la famille

Le long des rues, fardeau de légumes sur l’épaule,
On te demande si les légumes que tu vends sont tendres ?
« Madame, mes légumes sont tous des enfants » réponds-tu

Le moine récita les sutras jusque très tard et s’endormit
Tu me dis alors, sortons, allons au théâtre !
Alors, le petit chat revient et me dit : il pleut sur le mont Yang-Ming

Si ce n’est pas entré dans nos entrailles, comment vivre le personnage ?
Et c’est pour ça que
J’ai acheté 36 faisceaux lumineux et 72 pièces de monnaie de collection
Ce soir à Taipei  Poisson rouge vagabond

8. J’aime les faux-semblants

Depuis quand, je ne sais plus, mais les invités sont fort nombreux ici Capables de se laisser aller à de beaux délires, toujours en quête de nouveaux jeux, de
plaisir !

Qui t’amenée ici ? Moi, Dieu !

Celui-là, ce soir, il joue au riche
Jusqu’au grand désastre d’un plein paradis
C’est là seulement que j’ai compris que c’était Lui, la plus grosse erreur de sa vie
Ha ! , Ha ! Vous venez souvent ici ! Allez, une petite ligne !
Ce chef d’accusation de pureté est , un forfait !
Placer les aiguilles du réveil sur 6 et 9 c’est le jour de ton anniversaire
Après avoir couché ensemble, Rite sacrificiel pour t’exiler, toi et tes ancêtres

Bâtons de sucreries, chewing-gum, rien de cela ne me plait
J’aime seulement étendre le bras pour caresser tes seins
Ha ! , Ha ! le temps des bonnes œuvres ! Allez, une petite ligne !

C’est Lui qui m’a sauvé après ton arrivée en enfer, tu t’es tout de suite réveillée Je ne le dirai qu’une fois je t’en prie, cesse tes bavardages !
Quand tu dis des choses dites et redites, cela s’appelle la déchéance !

Ce n’est pas toi qui veux toujours boire mon eau minérale
Je ris ! ah, tu commences à grincer des dents ?
Non, tu as froid ! Viens, serre-moi dans tes bras, plus fort !

Rentrons ensemble enlacés, d’accord ?

Qui es-tu ?
Moi,
Moi, j’aime toujours un peu les faux-semblants !

9. Le vengeur

L’écran céleste est trop vaste
Je ne sais comment vous y contenir tous
Quoique vous ne demandiez pas beaucoup…….
Où se trouve la différence entre une pièce de cuivre et une Vie ? demandes-tu

En fait dès que tu me le demandes
Tu as déjà trouvé la réponse

N’est-ce pas ? Je t’ai écrit une grande lettre d’amour
Mais toi, tu me l’as renvoyée

Je n’ai pas du tout envie de te le dire mais
Cette lettre retournée, je l’ai brûlée
Et j’ai pleuré 7 jours et 7 nuits puis écris toute une suite de projets de venge-
ance

Les gens de rire de moi et de me lancer au visage
Incroyable ! Quel ressentiment !

C’est vrai j’en ai ri !

Je vais débarrasser la maison de tout ce fatras !

Aujourd’hui
Provisoirement, je ne tuerai point !

10. Je te séduis, tu me séduis

Qu’est-ce donc ! Pourquoi toujours plus éloigné ?
C’est moi
Moi, qui s’approche !

20 30 40 50

Je ne sais quand ni sous quels cieux sera notre prochaine rencontre
N’oublie pas, je t’en prie, de t’habiller d’une jupe et d’un chemisier blanc pour
venir me voir
Et puis,
Facette par facette, dévoile-moi tes charmes les plus

Et, si nous avons le temps
J’aimerais te tenir la main au petit jour, regarder les sportifs du matin
Et le lever du soleil
Et alors, je te donnerai la plus belle des phrases  pour te l’entendre dire

Plus proche
Ou est-ce toi qui t’éloignes ? (Pourquoi poses-tu partout des questions à mon sujet, Bernard-l’hermite?)
Si tout cela est vrai
Alors, le cœur brisé, je te quitterai
Mais je laisserai cette porte
MAMMY AND DOG wounding

Regarde-moi, je t’en prie ! Encore !
Pourquoi n’as-tu pas le courage de te lever pour me regarder ( ton énorme coquil- lage, toujours plus bariolé, gâté)
Oh ! En fait,
Je m’en moque que tu sois habillée ou non
L’heure des changements vestimentaires est déjà passée

Petit bernard-l’hermite, pourquoi dépenser tant d’énergie à me séduire ?

11. Repos ?

Voilà où tu es exceptionnellement belle ; tu pleures
Voilà le lieu de ta déchéance mais tu refuses de le reconnaître
Alors
Passe-moi cette serviette que je la change en arc voltaïque Ceci est l’eau du puits où vous vous abreuvez et vous lavez

On dit que tu es un camélia aux riches couleurs Après 10 mois de
grossesse
Tu as porté un fruit transformé en Immortel
Il faut que tu viennes me voir
Je me réveille à peine d’un sommeil profond habité de rêves Et, sans même le temps de me débarbouiller, te voilà à mes côtés!

La profondeur des océans, je l’ignore
Mais, la force de l’amour que tu me portes, je la connais !

Choisissons une brise de vent frais, une lune toute ronde
Puis, une branche de buis de Chine et un parterre de basilic
Et là est notre maison !

12. Bêtes traquées

Voler ?
C’était il y a très, très longtemps………, à l’époque de nos ancêtres Il nous faut maintenant recommencer au tout début

Regarde-moi ! Comment se peut-il que je ne puisse, à l’aide d’une aiguille,
t’attacher, petit gredin ?
Mon lait serait-il trop riche ?
Je t’ai laissé sucer mon sein jusque plus soif…… nuages noirs.. Répri-
mons les troubles et rétablissons l’ordre !
Ne peux-tu pas maintenant relâcher la pression sur mon sein !

Et tu n’écoutes pas les récriminations de ton frère !
Tout cela me désespère et mes nuits sont sans sommeil

Tes cheveux longs
Ta tête brillante
C’est toujours moi qui vous les lavais

Alors ! Bois ce bol de soupe et sois un homme !
Cette nuit, je ne saurai garder que l’un d’entre vous

13. L’amant

En rase campagne,
Quelques aboiements et un très mince rayon de lune.
Réveil ce petit matin.
Quoi ! C’est devenu un marché grouillant de vie et animé d’une foule joyeuse.
Oignons, piments, haricots.
Du yak et de la viande humaine.
Oh ! Quelques étoiles filantes fusent au-dessus de ma tête.
Ma ville natale est en feu.
Le printemps n’est pas encore là.
Je me cache sous les jupes de ta femme et m’enflamme pour elle et elle pour moi
Je retourne alors ma langue et dévore votre plat de petits raviolis à la vapeur
Dans lequel tu as jeté discrètement du poison, tout en soutenant ne pas être venu.
15 février. Grêle. Mort prématurée
En rase campagne
J’ai ramassé quelques os humains
Moi, mon destin est de rester ici pour remettre de l’ordre

14. La bohème

Le taxi
Est arrivé à ta porte ; tu en descends et me fais quelques signes de la main,
M’invitant à rentrer chez moi.
Ah ! Ah ! Ah ! En l’espace d’un instant, tu sembles pouvoir marcher droit.
Alors moi, je te laisse rentrer à pied.
Tu fais quelques pas mal assurés puis interceptes un taxi.
Disant au chauffeur : ‘ Je veux rentrer chez moi !’
Hier soir,
Tu as rencontré quelques gaillards vaillants,
Bavardé avec eux d’empereurs et de généraux.
Descendu de voiture, tu as ouvert ta braguette et uriné devant les passants, Tout en continuant à clamer : « je veux rentrer chez moi ».
Ce soir,
Tu as jeté les putains d’ailerons de requin, les ormeaux et la fille,
Tu es redescendu de voiture, voulais une saucisse et devant le vendeur em- barrassé :

« Je veux rentrer… Je…. veux rentrer chez moi »
Putain de merde ! Ces traces laissées par les événements passés.
En route tu as perdu tes chaussures et en arrivant au sauna, tu n’as même pas
eu le temps de te déshabiller.
Ivre comme une barrique tu oublies le monde autour de toi et t’endors.
Et ne penses plus à rentrer.
Putain de moi ! J’ai écrit une pièce, ombre déclinante d’un arbre solitaire
Voilà bien mon portrait à l’âge mûr.

15. Croire et ne pas croire

Je ne sais comment te dire,
Si ce n’était la peur de perdre la face.
Je dirais que………… J’ai été effacé.
En fait, je veux dire. J’ai… disparu !
Parce que, j’ai vu mon âme se transformer en un rayon de lumière. Parce que, dans cette immensité, j’ai aperçu mon pays natal perdu.
Et aussi car j’ai caché au fond de moi le secret qui vous fait pleurer pour moi. Toi ! Toi ! Toi ! ………….. et toi !
Pourquoi sommes-nous ici,
Totalement attachés l’un à l’autre ?
Ah ! Une responsabilité qu’on ne peut refuser !
Eh oui ! , L’heure est arrivée !
Ou alors, te voilà !
S’il faut vous 9 plus moi pour arriver à Un,
Pourquoi ces deux vagabonds errent-ils dehors ?
Et ces deux autres absents n’ont pas montré le bout du nez !
Même si tu préparais neuf chaises,
Ce qui apparaîtrait, ne serait encore qu’un Moi incomplet.
Toi, qu’attends-tu donc encore !
Je saurai quand le temps est venu ! Vous aussi vous saurez !
Alors, mettons-nous au travail !
Entre le rêve et la réalité……. ?
Dans une course incessante

16. Les disciples

Nous avons tous entendu.
C’est à l’écoute de ta voix que nous sommes venus.
Tu déplores le chagrin du monde
Et tu nous as sorti de nos cauchemars.
C’est toi, oui toi !
Pourquoi avoir tant tardé à te manifester !
Oh ! Alors que nous prions vers toi, nous sommes devenus muets.
C’est vraiment toi ?
E fait, vous le savez bien
Quand je passe près de vous.
Le réchauffement de votre cœur vous fait deviner ma présence.
Pourquoi alors continuer vos simagrées habituelles en ma présence !
Serait-ce que vous preniez l’habitude de vous reposer sur moi
Si vous ne cessez de vous fier à mes paroles,
Ma venue parmi vous n’a aucun intérêt.
Cette fois, comme toujours, je suis miséricordieux et compatissant.
Hier soir J’ai pleuré pour vous.
Cette fois, je suis venu prendre les têtes coupées.
Demain, vous verrez la terre entière rouge de sang.
Et alors, vous comprendrez tout !

17. Perdu

Couleur noire, couleur blanche, toutes trop éloignées.
Qui m’empêchent de vous entendre clairement !
Le gris, lui, est toujours au milieu du chemin.
Toujours à parler et raconter les cancans des revues illustrées !
Comment trouver mon gagne-pain ?
Dieu, tu sembles oublier nos serments mutuels !
Alors !
Sois gentil de ne pas me témoigner trop de compassion !
N’aie pas trop de projets sur moi !
Car j’aime à me perdre !

18. Foulé aux pieds

Rêve. Comment peux-tu être ainsi ?
Ainsi sourire, sans aucune retenue ?
Ainsi, te peigner à loisir ?
Je ne suis pourtant pas ton miroir.
Mais j’adore ces poses que tu prends.
On m’a dit que tu as frappé à ma porte hier soir
Et justement, je n’étais pas là !
Ton corps mouillé, sorti de l’eau après une nuit de danse.
Un petit tour ! Tu tournes autour de mon ombre désordonnée.
Et ces gouttes d’eau de tes vêtements, fine pellicule de larmes sur mon
visage au réveil.
Je suis transi.
Et je ne peux rien te dire. Rêve?
Allez, laisse-moi !

19. Teinture rouge

Un vol de corbeaux, un vol de corbeaux vient de passer au-dessus de ma tête. Et toi, tu perfores ma pupille.
Si, si ! Comme un rayon de nuit sombre !
Et la montagne commence à bouger.
Sortie du rêve.
Amour et promesses, en l’espace d’une soirée semblent ne plus exister. Moi, de ces draps pliés en quatre par tes soins, je crée des cendres.
Toi,
Tu montes, petites larmes, douche.
Ton âme lavée, la rivière rougit.
Et moi,
La fleur de mes premières années,
Tu la retournes et la mets tête en bas
Moi,
Accroché à la fenêtre,
Je regarde la montagne devant moi et toi qui grandis.
L’eau dans le vase de porcelaine est recouverte de mousse.
Avant la fête du printemps, je la boirai subrepticement.

Et ainsi, je m’éloignerai de toi tout doucement, pour toujours !

A l’orée du rêve, nous faisons l’amour comme des fous.
Et je me rappelle les cris de ton dépucelage.
Je m’extirpe du rêve.
Et la montagne se remet à bouger
Est-ce toi ou moi qui virevolte ?
Dans ton sang écoulé, je ne trouve pas le chemin du retour au bercail.
Dis-moi,
Combien de fois dans cette vie me faudra-t-il donc être chien errant et jaloux ? Comment se fait-il que ce ne soit qu’à l’approche des voyages que je commence à penser à toi ? Ne serait-ce pas parce que
La saison de la chasse et du chasseur chassé approche ?
Ton sang écoulé, je continue à caresser ton ombre,
Et quand tombe la nuit, petite lampe allumée,
La montagne, enfin, semble peindre le tableau de notre amour suicidaire.
Ce soir,
Ton courriel n’est plus que signes illisibles et cela me blesse terriblement.
Mais pourquoi ne comprends-tu donc pas ?
Petite Rouge, je ne te déteste plus !

 

20. Traître pour toujours

Qui es-tu ?
Tu aimes prendre les décisions à ma place.
Mais tout ce que je t’ai dit compte.
Lune ronde et brillante. Cœur affolé.
La vie sur un fil.
En un instant, ton sort est décidé.
Tu ne te retournes pas ?
Vraiment ?
Mon cœur tremble.
Je suis venu ici il y a des millions d’années.
Tu as mal joué car vraiment trop froussarde.
Et ainsi, nous avons tout gâché.
Moi ! Moi ! Moi !
Moi, je ne reviens pas en arrière.
Hier, J’ai racheté de mon corps la promesse que je t’avais faite

Demain, nous nous retrouverons sur ce vieux champ de bataille, à la recherche des pièces manquantes du puzzle.
Il te faudra un cœur ferme et résolu dans cette bataille.
Tu traverseras une sombre voix lactée et un large océan.
Et oui, l’heure de notre retour chez nous est arrivée.

21. Tempête

Il pleut aussi chez vous?
C’est ainsi que tu m’as demandé au téléphone.
Allongé sur mon lit, j’écoute depuis des heures la pluie qui tombe. A chaque instant plus violemment.
Ruisselant sur le toit de tôle
Et résonant à travers toute la maison.
Comment donc rester endormi ?
Tu es réveillée ?
Je dois m’extirper du sommeil !
La pluie glisse sur la vitre brillante de transparence de la porte-fenêtre. Sur le rebord de la fenêtre, l’alcool de bambou sourit tout en vert. Et tes questions sont tendres.
Mon cœur a faim
Pourquoi ? Même moi je l’ignore !

22. Outrages sous la pluie

Voilà bien longtemps ! Comment vas-tu ?
« Juste bien », réponds-tu.
Ah, ah ! De retour à la maison, plus de petit bois pour faire chauffer l’eau.
« Je suis vraiment désolé ! Je ne peux pas vous offrir de thé…………. »
« Alors, regardons ta dernière récolte » ; tu enfouis la tête dans le silo à grains.
« Juste ce qu’il nous faut passer l’hiver », dis-je timidement.
Tu ris d’un rire puissant !
En un instant ! Une nappe de petites pierres recouvre l’or des gerbes de riz.
A mon réveil,
Du ciel tombe une pluie torrentielle.
Les parapluies entrecroisés des passants incitent à la poursuite.
Dans une sorte de brouillard, je t’aperçois de nouveau.

Tenant ma tête entre mes mains, sous la pluie, je relis avec attention ces insultes.
Cinquante années plus tard
Tu as enfin compris le sens de ces mots……………. « Nostalgie, mal du pays » !
Je préfère quand tu parles droit ! Je t’aime !

Troisième mouvement

23. Jour anniversaire

Mais qu’est-ce que c’est !
Tu lies toujours ensemble tes petits tétons d’un petit bout de fil Et tu serres bien fort,
Jusqu’à l’étouffement ; érection puis écoulement de sang.
On m’appelle ?
Je retourne la tête et tu es déjà montée au ciel.
Je deviens vite très superstitieux.
Toujours seul et pour toujours ; je voudrais me reposer.
Je n’arrive pas à comprendre.
Fixant la lumière du soleil,
Tu ne souffles qu’un seul mot : « rêve ».
Réveillé puis endormi puis réveillé.
Quoi ?
Le port de gants blancs comme neige pour la masturbation.
A l’évanouissement d’une musique sublime,
Je t’ai enfin retrouvée dans mes rêves.
Tu écrivais sur le sable :
« Pour toi, en souvenir d’une séparation »

24. Différentes perspectives

Différentes perspectives
Ont tissé entre un nous quantités de petits défauts.
Et c’est sans doute cela le bonheur !
C’est ainsi que je regarde le monde.

Bien sûr,
On ne pense aux aliments que le ventre vide.
Rien de plus naturel !
Mais,
Pourquoi suis-je toujours affamé ?

..

25. Sous une autre forme

Petite ruelle tranquille, léger bruit de pas,
Soleil.
Je lève les yeux vers toi, me jette à tes pieds.
Tu me réchauffes de tes rayons, comme si rien ne s’était passé.
Puis tu donnes du goût à tout,
Le pudding, le thé au lait et les sandwichs au thon.
Toujours à provoquer du désordre à la cantine du camp des filles !
De la boîte aux lettres tu extirpes un vieux journal.
Puis mâchonne en détail les événements du jour.
Il est alors 5 heures 30, selon la pendule.
J’ai fait de ma disparition la Une des journaux.
Et je pense que c’est un savoir vrai !
Devant mes yeux,
Se dessine un caractère puis un autre ; mes pleurs ? Des sandwichs !
Je me prends pour une idole, un Dieu.
En fait,
C’est toi, toi qui m’as permis de voir mes mutations sous toutes leurs formes
Et toi, toi qui me fais prendre la plume aujourd’hui.
Quant à moi, vraiment démuni,
Comme dans un rêve endormi,
Je ne retrouve même plus la route qui mène chez moi.

26. Ta vie en vente

Je veux te prendre de force. Que tu pleures des larmes sèches !
Car Tu me fais pleurer.
Tu te grignotes, te donnes de grands airs et dis que j’aime conserver tes photos de petite fille.
Le jour de tes 17 ans tu t’es déchirée en petits morceaux.
Et, la tête pleine de rêves, tu m’as conduit à Taipei.
Un joli masque, couvert de détritus.
Tu l’as pris en main, l’a nettoyé avec soin puis l’a porté pour sortir et

Tous les voisins de vanter ta beauté !
Merde ! Je t’ai prise de force à plusieurs reprises mais comment se fait-il que tu ne pleures pas ?
Tes tendres années, je les ai accaparées.
Tu ne renonces donc pas ?
Tous les jours à la caisse d’un supermarché, tu vends ta jeunesse.
Que cette poésie que je te dédie est dure à écrire !
L’argent de ta tontine, une vie de petites combines,
Tout pour mon plaisir !
Ton dernier château a été saisi et tu ne veux pourtant toujours pas reconnaître que je suis un perdant. Et moi, résolument, je continue à écrire.
En pleine nuit,
Tu te caches sous la couette et frotte entre tes doigts une pellicule.
Oui, je te rends ce film,
Ce film témoin des pleurs de tant de proches.
Chère grande sœur, n’as-tu point peur que je vieillisse ?

27. La cuisine des sens

Si tu aimes jouer au jeu magique des œufs à double jaune,
Alors,
Tu as certainement du être en douce la captive de l’Amour.
Chaque jour, manque de sommeil.
Chaque jour, comme toujours, teint livide, mine affamée.
Regarde !
Ce soir,
Oursins, glace et œufs pochés.
Tu as l’eau à la bouche !
Cuisinière des sens,
Mon désir, au fil du couteau.
Et de la lettre que tu m’as écrite, il ne reste qu’un bout d’arête.
Quand pourrons-nous donc faire bombance,
L’étal du poissonnier en guise de lit ?
Tu apportes les plats. Le poisson, rouge de honte, prend des airs de coquette.
J’aime que tu ne portes pas de soutien-gorge…… de si petits seins !
Que ferons-nous cet été ?

Un beau dîner,
Verres pleins d’un riche alcool.
Séductrice, Ta mort sera douloureuse !

28. Petite peste

Seul sous la lune, tu soliloques devant la porte.
Ah famille ! Tes parents toujours absents
Chantonnant un tub à la mode, tu ne crains pas de frapper trois fois à la porte.
Tu avais 3 ans quand tu reçus une gifle du grand arbre dans la cour, si petit à l’époque.
Tu m’as pris comme compagnon de jeux et ne parlais que de bandits et voleurs
Et comment nous irions jouer avec les chefs.
Sous la lumière, tu portes à ton cou le collier de ta mère ainsi que ses boucles d’oreille.
Lèvres teintées de rouge, tu tires par le bras ta copine tout en mâchonnant de l’omelette aux tomates. Devenu grand, putain de toi, tu es pour tous le plus grand salaud du village !
Tes dettes sont devenues légendaires, feuille après feuille transformées en papillon de nuit.
Sous la lumière sombre des étoiles, tu te précipites bêtement vers la piste d’envol,
Puis,
Tu coupes le moteur et retournes la tête, un grand sourire espiègle aux lèvres,
Vers moi qui te retiens.
En fait, j’avais très envie de te dire les choses.
Dans le tumulte, tu as frappé à ma porte ; pourquoi seulement trois fois ?
Soupir ! Le temps n’était pas venu !
Ce soir,
J’ai ouvert la porte et tu flânais dehors ne te souciant de rien.
Sans la lune, ton ombre changée en fichier diabolique.
J’ai ouvert un nouveau document, transformé en papier monnaie pour les morts.
Mon Dieu, que je suis seul !
Autant se taper une autre omelette aux tomates !
Tuons, massacrons le logiciel responsable et continuons le combat !
Tu dis que moi et mon ordinateur sommes contaminés ; cela n’est pas sans raisons !
Vois-tu, malgré tous ces mots, je n’arrive toujours pas à exprimer mon cœur.
Je vois bien qu’il faut s’en arrêter-la !

29. Fils de Tianshen

Le thé de l’année 2000
Le thé vert Zhuan-Ji
Le thé vert Fils de Tianshen
Tu ne cesses de déblatérer mais moi je n’ai choisi que le thé noir du Marquis.
Assis en face de toi,
Non seulement tu ne réponds pas mais tu ne cesses de jacasser dans ton portable !
Notre relation a commencé à changer tout doucement après l’ajout d’un peu de sucre et de lait en poudre.
A ce moment, ton dos contre la porte-fenêtre, et les voitures qui défilent sans discontinuer.
Dans l’effroi, je ne trouve plus la porte de sortie de mon rêve, je suis ce petit chien au carrefour.
Dites-moi ! La grande porte du Mémorial est-elle toujours ouverte ?
Ah, je comprends, tu n’es pas réveillée ! Ou alors est-ce moi ?
Le thé de l’année 2000
Le thé vert Zhuan-Ji
Le thé vert Fils de Tianshen
Je n’ai bu aucun de ces thés.
Ton look d’aujourd’hui,
Est déjà apparu dans mes rêves.
Oh ! Boire du thé, quel délice !
Mais,
Je préfère quand même sucer tes petits tétons.

30. Commerce du sexe

Centre ? Est ? Nord ? Ouest ? Nord ?
Les 5 couleurs du visible se moquent des 5 beautés.
Eh ! Eh !
Xiong Hei Tian possède Shiva.
En pleine nuit, je vais à la maternité écouter du blues avec une femme docteur, pas mal, non ?
Ah toi, vraiment !
Tu as dégueulassé la palette,
Et tu manges les couleurs.

Bon, pourquoi pas ?
De toute façon, on est tous occupés à se faire une beauté.
Regarde, le gazouillis des oiseaux se marie au parfum des fleurs et la jouvencelle à son chevalier servant.
Mais, tu ne veux pas le reconnaître.
C’est pourquoi nous portons chacun notre étendard haut en couleurs.
Dis… Je fais cela pour autrui
Blanc+Bleu+Jaune+Rouge+Vert
Sur la rivière couverte de corps inertes, je déclare le secret de la couleur noire.
La nuit tombée, je trouve enfin un vrai emploi
Ta mère a couché avec mon père………….affaire de sexe

31. OH MY GOD

Montagnes défigurées, terre éclatée
Je deviens corps flottant, sans lieu d’errance, mort sans où aller !
Désespoir !
Bon, il faut être présentable et s’aligner respectueusement.
On dirait que,

Après avoir donné ton avis,
Tu as commencé à marcher à reculons puis à sombrer à chaque pas.
Ton regard fixé sur moi aggravait cette infinie tristesse.
Est-ce pour m’humilier sur cette terre,
Ou n’est-ce que l’expression de ta grande modestie ?
Dieu, tu revêts bien trop d’apparences !
Je vais me libérer à l’aide de mes deux mains ; les imperfections de mon corps,
Pour Toi, éprouveront de la compassion.

32. Viol par traîtrise

Un visage de bric et de broc, c’est bien-sûr très laid !
Je ne viens pas dans le but de t’effrayer
Le sort nous a liés. Allez, laisse-moi !
……………. La rivière déborde
Moi, impuissant quand j’étais sur terre,
Mais ce soir, mon sexe dressé,
Je voyage majestueusement sur le Grand Canal.
Perdu dans l’immensité, je ne trouve plus mon chemin ! Où aller ? Une nuit seulement, d’accord ?
Mais il te faut consommer tout mon sperme,
Dans la plus totale débauche.

33. Chienne

Une famille sans famille, quel désastre !
Toute une longue vie d’endettement !
Peut-être est-ce bien ainsi ?
Tu ne me penses plus cupide maintenant !
Les jours où je t’imagine sont plus nombreux que mes coups de téléphone vers toi.
Si c’est ça l’amour, eh bien…. .
Autant te sauter mais, une fois seulement, j’ai bien peur !
Vagabondage ! Vagabondage !
Je te pénètre. Ton sexe se resserre après le plaisir et
Me donne jour !

…………………………… Mère chienne dans les larmes.

34. Neige sur sol noir

Froid de canard et tu joues toujours avec l’eau
Ton poil de velours blanc semble pur comme après le fouet
Il neige sur mon parquet noir
Cette expression simple et honnête sur cette photo nous brise le cœur
Notre fille dit : « Regarde »
Tu marches comme si tu dansais sur la neige.
Je vous ai refroidi puis balancé dans la glacière.
En attendant l’appel du diable, je pensais encore être ton ange.
Fête des Pères ; ma fille m’offre un cadeau.
Et depuis ce jour je suis devenu mon propre animal favori.
Petit Blanc, de retour de l’hôpital s’est transformé en Tutu.
Un de mes chats est mort ainsi.
Infection urinaire selon le toubib.
Ah ! Je suis trop formaliste.
Regarde ces caractères !
Dépourvus de sentiment, seule la forme importe.
Chaque jour les yeux rivés à l’écran
Moi ! Avec mon moi, malade !
1 2 3 4 5 1 2 33 4 5
Moi ? Mais pourquoi ne suis-je pas encore mort !

35. Court message

En frottant avec une pierre tu effaces ta tendresse pour moi. Pourquoi ?
Tu agites ton éventail en mangeant du piment ; tu cries que c’est chaud en te frottant
l’oreille. Pourquoi ?
Les lignes droites de ton corps,
Ta mémoire, ton sourire.
Tu tisses un piège dans le brouillard.

Je m’occuperai des champs et toi de l’âtre.
Comment oublier ? C’est l’été et nous avons encore un lit.
Aujourd’hui, tu viens me voir mais je suis en retard.
Viens prendre un grand verre de soupe de fèves glacées.
Maintenant, je veux savoir.
Hier soir, n’étions-nous pas dans le couloir de la séparation ? J’ai bien reçu ton court message.
Mais toi, à quoi penses-tu ? Je n’en ai aucune idée ?
Moi, il ne me reste qu’un vieil oiseau.
Je me retourne et
Maintenant que tu as ôté tous tes vêtements,
Je te trouve bien maigre avec l’automne qui approche.
Je voudrais tant tenir ta main, même si mon autre moi l’ignore.
Regarde, ce nuage est vraiment trop fou ! Il nous emporte,
Plane au-dessus des toilettes, s’échappe par la fenêtre de la chambre
Et nous conduit sur de petits chemins parcourus ensemble.
Mon grand Amour ! Adieu !

36. Marche en montagne

Vraiment, quel désordre !
Nous avions rendez-vous pour déjeuner.
Et je me trouve en train de grimper des montagnes en ta compagnie.
Si ça continue comme ça, avec ces marches qui n’en finissent pas,
Je vais être trempé et je suis déjà à bout de souffle.
Mais, où nous conduis-tu et dans quel but ? Réponds !
Regarde,
En suivant la direction de ton doigt,
En bas, dans la vallée, toutes les lumières sont allumées.
Pendant toute cette montée, je n’ai rien vu du paysage. Bizarre !
La prochaine fois tu pourras de nouveau m’inviter à te joindre !
Une fille de seize ans et un garçon de dix-huit,
Le tronc de l’arbre est noir, le ciel éclatant.
Toi, la fille célibataire.
Sur la route pavée, chaussures aux mains, tu marches comme sur un fil, à petits pas,
Tout comme ces funambules itinérants.

Je m’assieds sur le tabouret de pierre et te contemple.
Tu relèves la tête, me regarde et
Nous rions bêtement ensemble
Un père de 91 ans et une mère de 88
Le ciel s’assombrit peu à peu.
Voudrais-tu dire que cette montagne n’est pas assez haute ? Dis-moi !

37. Belle faute

Rampe, rampe, allez rampe !
Et moi de marmonner….
Blanc, blanc, blanc
Gouttes de sueur
Dents et griffes
Tu es un reptile rescapé d’avant l’époque glaciaire.
A l’instant où le bout de ton doigt effleure le clavier, bruit clair du verre éclaté.
Mon petit chat noir a renversé la bouteille de parfum sur ton piano
Et s’est habillé de Chanel N°5.
Visage d’une blancheur éclatante,
Taille souple et délicate, tu fais un tour sur toi-même,
Et ris, d’un rire si frais, presque transparent. Quel délice !
Mais tu restes quand même une sorte de reptile.
Ton profil droit, ton profil gauche sont tout aussi envoûtants.
Chaque matin, tu sors du miroir, tu nettoies ton visage puis, sans t’en rendre compte,
Tu dévores les gens partout où tu passes.
Tu veux que je te dise la vérité ?
Je préfère encore croire que tu es un reptile.
Ton âme est rouge de sang frais et ton corps comme une épée magique à la pureté immaculée.
Les jours succèdent aux jours et les nuits aux nuits
Et toi ! Tu es introuvable ! Tu as caché le crime de beauté transmis de génération en génération.
Boire du sang est ta seconde nature et tu m’as pris ma Vie.
Je ne peux pourtant que t’admirer, toi pauvre petit ange au service des desseins célestes.

Écrasant de mes pieds du verre brisé,
Au milieu de la nuit, j’attrape dans les airs un papillon mort.
A vrai dire, je suis un peu effrayé.
Tu souris, empreinte de sérénité et dis :
‘Les anges noirs et blancs, une fois déshabillés sont-ils différents ?’
Ne va pas jusqu’au point où bons et méchants connaissent le même malheur.
Alors seulement peux-tu reconnaître que
C’est la fin du monde !
Bon, ce n’est pas grave ! Depuis mon premier regard sur toi, mon instinct ne m’a pas trompé ! Alors………. rampe !
Demain
Après le cours de piano, tu rentreras dire à ton mari comment tu l’aimes !

38. Lettre au supérieur d’un temple pour jeunes filles décédées

Hier tu m’as dit : ‘Allons à Pékin écouter ces trois grands ténors chantant pour la candida-
ture de la Chine aux J.O’
Ce matin au réveil, j’ai lu dans le journal que, comme Yang Si-Min,
Tu voulais l’implantation d’une paire de seins fermes et tendus.
Ces choses-là, je les ai entendues mais pas de ta propre bouche.
Moi ! Je sors d’un rêve de voyageur au long cours dans des pays exotiques.
Le sourire accroché sur ton visage,
La vallée entre tes seins, offerte aux regards car tu ne portes pas de soutien-gorge, Ton sens de l’humour poussé à bout.
Tu aimes aussi te servir de l’écran comme d’un miroir
Et personne de discerner si
C’est un bateau voguant ou alors de petits poissons effrontés nageant dans le lavabo. Sous la lune, longues manches, Demoiselle manie l’épée et le temple brûle.
Je crois t’avoir vue, debout devant la fenêtre, maquillant tes paupières de rouge
Puis tu dis en riant : ‘ Vous les mecs, vous êtes vraiment sans substance !’
J’ai laissé cinq messages sur ton répondeur mais tu n’as pas répondu
Aujourd’hui, au moment de nous séparer, tu tenais en tes bras ce chien
Dont tu t’occupes depuis quinze ans.
Et moi au téléphone je t’ai dit : ‘ Nourris-moi pendant quinze années’
Ouah, Ouah, Ouah ! Je ne peux plus faire marche arrière!
Ouah, Ouah, Ouah ! Je ne tiens pas non plus à te laisser si tôt !

Mon Dieu ! Quinze années ! J’ignore si je ne t’ai pas oubliée. Qu’écrire, que dire ?
Quand pourrons-nous retourner faire une ballade nocturne au Mont Yang-Ming,
Pour contempler les étoiles et jeter de petits cailloux vers l’horizon ?
C’est bien la seule chose qui m’importe ; même si c’est bien sûr moins important que
l’histoire de larmes de la rivière Danshui.
Toi, au masculin ou au féminin ?
Poison ou libre poisson ? Je ne sais si le chien l’a senti !
Bon, donnons tout cela aux médecins et aux prêtres !
Regarde, la montagne Guanyin est unique, faite d’un seul bloc !
Et pourtant, si belle, si belle !!

39. Lac du Soleil et de la Lune. Fleurs de gingembre sauvage.

Le vent de la montagne s’est levé, tu fais un signe de la main et te brises les ailes.
Le vent est tombé et tu ne cries plus
Petite libellule,
A quoi penses-tu donc ?
Je suis debout au pied du lac
Et toi, si loin
Le vent de nou veau se lève ; tu suces la rosée et tends ton doigt dans l’air glacé,
Vers les étoiles.
L’été est sans fin.
Le temps semble avoir disparu ; tes joues sont brûlantes
Et la montre à ton poignet, une Swatch d’un rouge éclatant.
Je pêche au bord du lac ; l’eau y est profonde et la ligne si longue.
Seule, tu sautes à la corde ; l’élastique fait des cercles autour de la maison
Mes mains d’enfant sont sales.
Comment peux-tu pleurer tout en plissant les yeux et jouant à l’enfant gâtée ?
Ce soir-là, c’est ainsi que tu m’as apporté ce rêve printanier, petite fleur de gingembre !
Vert printanier, deux bras tendus vers le ciel.
Seule devant le micro tu chantes du karaoké.
« Petite fille, pourquoi ne portes-tu pas de poupée ? »
Allongée sur le lac, tu demandes aux poissons.
Grand-mère veut que tu apprennes ta langue maternelle
Et ton professeur, le mandarin !
Ton père veut que tu parles anglais et ta mère, taïwanais !
Réveillée en pleine nuit, tu roules sur un minuscule petit vélo et fait le tour du lac.
Fraîcheur. Vert printanier.
Tes ailes, bien ordonnées, se dressent vers le ciel

40. HUMIDE

Nuages, paysage du firmament
Montagnes, écho de l’eau
Calligraphie du vent immobile
Tu es mon ombre inversée.
Vêtements trempés, Cheveux mouillés,
Et toi, humide aussi ?
Cœur sec
En eau peu profonde Haute montagne
Chute de pierres
Et toi
Tu as disparu

Mer de Nuages
Eau des Montagnes
Cascades

Coule ………………….. Eau …………………………….. Coule Vent des Montagnes
Vent des Montagnes

41. 00000000

Ecrit la nuit précédant le grand tremblement de terre
Fin de la ville. J’allume un clope et ne laisse que quelques gouttes de vin dans mon verre.
Le tonnerre fait frémir la terre et je ne te vois plus.
Dans l’odeur de salpêtre il ne reste qu’un papillon noir butinant.
Suivant le vent, je suis arrivé en bord de mer.
Tes nouvelles depuis longtemps effacées,
Sur le sable il ne reste qu’un bout de temps abandonné et un fragment d’arc-en-ciel.
Longeant la Voie Lactée, je retourne au pays natal ; devant la porte, la paire de Nike que je
t’avais offerte est fossilisée, après des milliards d’années de glaciation.
Quel est le sens caché de ces phénomènes ? Les voisins se cachent la face et
les bouches ouvertes, comme pétrifiées, ne profèrent plus aucun son
Toi ………………………………………………………..Toi
Je suis déjà venu.
Quoi, que dis-tu ?
Bon, puisque vous ne cessez de réclamer votre dû,
Allez-y ! Emportez tout !
Les années passées ne valent pas une sapèque !
Allongé dans la crevasse du trottoir
Allongé dans le caniveau derrière chez toi.
Allongé sur la vague sonore d’un Boeing 747
Fenêtre
Tu joues du soleil comme d’une boule de feu
Les oies sauvages ne volent plus vers le Sud
Signe de ta réapparition.
J’ouvre le cadeau que tu m’as offert
Rideau de pur mercure glacé
Dans lequel est figée l’empreinte de tes pieds de poupon !
Toi ?
Jusqu’où veux-tu donc grimper !
Moi
J’ai attaché mes cheveux et fermé les yeux

Me vois-tu maintenant ?
Je te donne un brûlant baiser de braise.
Mon feu consomme l’horizon tout entier
Et marque au fer ton sexe d’enfant abusé.
Les âmes desséchées tracent une large voie sombre
Mais moi je continuerai à en faire à ma guise. Chaleur torride.
Après évaporation,
Je déambule dans les airs !

42. Inondations à Taipei

Deux poulets fermiers
Et un demi-croissant de lune
Posés sur la table.
Un gros cochon de neuf cent vingt-trois kilos,
En bouche une orange ou un ananas, au choix !
Cela ne te suffit pas !
Tu veux aussi deux voitures électriques fleuries
Avec à leur bord des minettes exposées nues.
Tu traverses la rue et commence à te plaindre
Putain! Les vendeuses de noix d’arec de Xinzhuang
Ont des bouches plus protubérantes que les seins.
Le quinzième jour du mois des fantômes, tu te caches dans un hôtel,
Pousse au vice et vend tes sourires.
Dans une flaque de sang, 365 paons glissent gracieusement
On les a fait cuire !
La solitude_ sur l’autel s’est furtivement transformée en aphrodisiaque _Tu en veux ?
Veille du Nouvel An, notre chien a quitté la maison et disparu. L’as-tu vu ?
Toi, aux confins du ciel,
-une vie d’économie ne paie même pas le billet de retour au bercail-
Marches vers la fin des eaux.
Le voyageur a perdu sa montre,
Elle s’est transformée en mouche,
Et alors seulement pense-t-il au passé !
Quelle est douce la lumière des bougies, Qu’il est agréable ce dîner !

Sur la table de mah-jong, les corps des tricheurs sont étripés.
Ils crient et supplient à en plus finir et les voisins ont tout entendu.
Coupure d’électricité. Nous marchons à tâtons dans la maison.
Et tâtonnons jusqu’à deux petits seins tendres et chaleureux.
Tu presses, J’aspire !
Du lait Qui glisse dans ma gorge
Et la pointe de ma langue se glisse dans ton jardin fleuri.
Un bref cri d’extase,
Nos deux corps, en écho, retombent sur le lit,
Et nos cœurs de continuer de battre.
La pluie n’a cessé depuis plus de 24 heures.
Mon amoureuse,
Pourquoi ne dors-tu pas ?
Spectateurs !
Le poisson-chat mordille le fessier de la truite En tressautant sur le toit
Rue Zhongxiao, il y a plus de trois mètres d’eau
Et toi, toute nue, tu glisses dans les airs et joue le rôle d’un guerrier redresseur de torts
Du 11 septembre à la commémoration du 21 septembre,
Tout a été brutalement noyé dans les flots.
Pourquoi, sommes-nous donc encore dans cette ville devant notre poste de télé ?

43. Le Patriote

20003
Le jour de la Fête Nationale,
A Shanghai j’ai dîné d’une tortue.
Elle déambulait sur une voie piétonne, avant de me rencontrer !
Je l’ai emmené à Starbucks ou nous avons pris un café.
Puis, ce même soir, je l’ai sacrifiée !
De retour à Taiwan
Sur la route menant de l’aéroport au centre-ville,
J’ai vu tous ces vendeurs de crabes shanghaiens mais pas un ne vendait de tortues !
2004
Nuit du Nouvel An
J’ai adopté l’éléphant d’un cirque en déroute
Il vit dans la cage d’ascenseur d’un hôtel au trente-huitième étage
Et refuse d’en descendre.

Alors que nous fêtions les dernières minutes de l’année,
Un fleuve d’eau a jailli dans le grand hall d’entrée !
Au petit jour,
Les invités en costume d’apparat avaient des os de bête en bouche
Sur l’avenue Katalan, tantôt s’enfonçant, tantôt flottant….

44. Tendre massacre

Après quelques gorgées d’eau, voilà le ciel qui s’assombrit !
Cette rivière de montagne, glaciale !
Le chasseur fait des allées venues et
Le chien qui le suit
Passe le ruisseau à gué.
Moi
A l’abri des regards, dans le courant de l’onde de cette étroite vallée, je m’enivre.
Vent des montagnes
Chaleur de la terre
Énormes rochers.
Dans mes pores depuis deux mille ans.
Et toi, bête sauvage !
Pourquoi ?
Pourquoi t’évertuer à me donner les nouvelles quotidiennes ?
Serait-ce que tu juges mon Moi trop enfantin ?
Entendu ! Avance et regarde !
Le soleil est tombé
Et je me suis enfin rasé la tête et la barbe.
Ce soir, pour cette merveilleuse représentation
Comme un plongeur dans une triple pirouette,
Je m’autorise à croire en moi
Et saute à l’eau.
Catastrophe naturelle, Yin et Yang, du dentifrice et des spermatozoïdes
Font une sortie en masse.
Et les dieux de se réjouir !
Toi, un cierge à la main tu pénètres dans l’étroite vallée

Toi, l’imposteur,
Et moi,
Qui ne sait résister à tes avances.
On a enlevé la peau du chasseur puis trempé dans du sang frais.
Tatouages.
Puis
Tête en bas, je m’élève vers le ciel.
En total déséquilibre
Je me désintègre tout doucement
Dans l’espace.
Deux mille ans plus tard
J’ai enfin trouvé un point de chute
La terre est glacée et le ciel brûlant.
Mon cœur coupé en deux
Car chez toi, le froid et le chaud coïncident.

45. Histoire d’une dérive

Au milieu des plantes médicinales
Glisse un bateau solitaire,
Une tribu dont la race est défunte
et
32 tourterelles venues de l’autre côté de la vallée
Le guerrier lève soudainement sa hallebarde.
Les eaux du fleuve apaisées,
Tu viens te glisser tout doucement à mes côtés
Entre les embrassades
Jeûne de la mi-journée, suivi d’une quinte de toux.
Bien assez pour trahir
Et moi, dois-je continuer à me battre
Ou te faire subir cette humiliation ?
Lundi : au cinéma
Mardi : éditer le baiser entre le masseur et l’apiculteur
Mercredi : 7 tourterelles déplumées ont survolé le toit de ta maison
Jeudi : entre les herbes médicinales, j’ai découvert que
Des relations sexuelles peu harmonieuses peuvent à tout moment offrir une nouvelle palette de couleurs
Vendredi : Dans le sac, les prunelles de tes yeux émettent une lumière bleue
Samedi : Eh Bien,
Mangeons une fois de plus nos paroles

Le guerrier lève son pied brisé et
En bateau au milieu des lys, cherche les traces d’un poisson terrien.
A vrai dire,
Je suis depuis toujours cette pierre fossile sur ton oreiller

46. Errance à l’infini

Le jour de la Pure Lumière, Fête des morts, sous une pluie incessante.
Les gens dans la rue sont accablés de tristesse.
Contenant nos larmes, nous ne proférons pas un son.
Les yeux dans les yeux, nous restons enlacés jusqu’à l’aube.
Voilà bien longtemps que nous n’avons goûté à une telle quiétude.
Jouissons-en autant que possible !
Depuis notre retour d’enfer, c’est bien la seule chose que nous puissions faire.
Le souvenir tellement effrayant de ces choses passées
Traverse sans rime ni raison ton corps vers ton âme
Puis revient t’habiter.
Le désir amoureux porte sur le dos un cadavre, route vers l’infini.
Retour en arrière ? Nous sommes de nouveau réveillés
Mais les larmes continuent de couler, de tes yeux, des miens.
Oh ! Un gros soupir est une bonne nouvelle, ne penses-tu pas ?
J’ai rêvé que je faisais l’amour avec ma mère et ce n’est pas la première fois.
Mais pourquoi donc si longtemps, plus de dix longues années ?
Ai-je vraiment erré si longtemps !
Je demande où trouver une taverne
Le petit berger, doigt tendu, m’indique le village des fleurs d’amandier.

棲 息

這是引你殊勝的地方 你哭了 這是你落水的地方 你卻不願承認 那麼
把手巾給我 化成一道弧光 就是你家喝的、洗的,井水了

聽說你是五色茶花 懷胎十月後 結了異果 化成仙 要來和我相見 我剛從沉睡的夢中醒來 還來不及洗好臉 你就出現

水有多深 我不知道 你有多愛我 我卻知道

選擇一道清風 一輪明月 再要一株七里香和一叢九層塔 那就是我們的家

Poem & Music
Poem & Music

Tendre massacre

 Après quelques gorgées d’eau, voilà le ciel qui s’assombrit !

Glaciale rivière de montagne

Le chasseur fait des allées venues

Le chien qui le suit

Passe le ruisseau à gué. 

Moi

A l’abri des regards, dans le courant de l’onde de cette étroite vallée, je m’enivre.

Vent des montagnes

Chaleur de la terre

Énormes rochers.

Dans mes pores depuis deux mille ans.

Toi, cette bête sauvage !